Jour 44 depuis cette chambre 105

Jour44 / Lundi 11 mai 2020. 22h29.

« Vous êtes toujours énervé, Mr Bilou ? ». « Non. Je ne suis pas énervé. Je suis scandalisé. Et tout cela n’en restera pas là, vous pouvez me faire confiance. Je vous le dis d’autant plus sereinement que ce que je viens de comprendre en ce 44 ième jour d’hospitalisation à la clinique du Bois-Joli est proprement scandaleux et que le mot est tout à fait de circonstance. Je suis donc en parfait accord avec moi-même et même avec un bon nombre du personnel d’ici, ahuri tout comme moi, et avec qui j’ai partagé, dans un état que je qualifierais plutôt d’hébété ce que vous nommez « énervé », quand bien même, oui, j’ai dû élever la voix une bonne fois pour toutes. Car demain je vois mon psychiatre et nous déciderons ensemble de ma sortie, qui se fera, de toute évidence, plus tôt que prévue, puisque ce serait un comble que tout le travail très positif accompli ces derniers jours finisse par s’effondrer parce que des choses inadmissibles, et, je le répète, scandaleuses, ont cours ici ».

Je lui ai demandé si elle souhaitait que je lui explique de manière plus concrète pourquoi elle m’avait vu débouler un peu tendu quand même (on va pas se mentir) dans le poste de soin il y a trois heures après le dîner. Elle a dit « Oui je veux bien, je viens d’arriver ici je ne connais pas encore tout à fait le fonctionnement de la clinique ». Et avant qu’elle me donne mon Valium et que je vienne ici pour vous causer à vous, je me suis expliqué à elle, toute jeune infirmière dont c’est probablement le premier poste.

Comme vous le savez, il y a deux nuits, c’était le déluge, ici. Comme vous le savez, nous avons toutes et tous, malgré la peur et la panique, pris les choses avec positivisme, se disant que si Poséidon avait décidé de s’abattre sur nous, ce n’était pas la mort non plus d’autant que personne n’avait été blessé. Néanmoins, nous étions, la journée d’hier, plutôt groggis de ce qui s’était passé et de la façon dont tout devait revenir à la normale dans les heures qui suivirent comme si presque de rien n’était. Parce qu’une entreprise, il faut que ça roule. Parce qu’une clinique privée, bah c’est une entreprise et que l’entreprise elle doit rouler et surtout faire du chiffre.

Mohamed est parti ce matin et a réglé sa facture. « Oulalah, ça pique » il m’a dit. « Ouais, j’avoue. T’as une bonne mutuelle, mon pote ? ». « Frère, 25 euros, elle prend par jour ma mutuelle, t’imagines combien il me reste à douiller ? ». « Ah ouais. Ouch. Moi ma mutuelle prend 50. Du coup je comprends : 65 de ta poche quotidiennement ça commence à faire ! ». « Comment ça 65, Frérot ? T’as appris à compter où ? 125 Khouya ! 125 putain d’euros par jour de ma poche, oui ! Alors qu’en plus, avec le Ramadan, c’est ma sœur qui m’apporte à manger tous les soirs depuis 18 jours ! ».

Là j’ai pigé que Mohamed payait le prix annoncé sur la plaquette du Bois-Joli, 150 euros, dont 125 de la poche de son jogging pour la chambre « Confort » alors que je payais, moi, 40, puisque, la première fois qu’elle m’avait appelé pour me dire qu’il y avait une chambre de libre, j’avais dit au téléphone à Marie-Noëlle -qui gère les admissions, les chèques, la maille, les contrats et la supérette une heure par jour avec cette capacité toute particulière à rester de marbre puisque le sourire c’est pas son truc à Marie-No, (remember le Jour 40 avec mon histoire anodine mais symptomatique de 307 et de parking , les deux du fond), j’avais donc dit à Marie-No cette première fois au téléphone : « Renseignements pris auprès de ma mutuelle, ce sera noway Marie-No, parce que 100 euros par jour de la poche de mon jogging à moi c’est pas jouable alors tant pis. Dommage, ‘paraît que vous êtes la seule clinique de France à prendre en charge les addicts au chemsex mais je ne suis pas Brad Pitt : si j’en ai à peu près le physique, nos comptes en banque ne sont pas comparables ».

Avant que je raccroche en me disant que mon addicto du Mans m’avait pris pour un fils Rotschild et que pour fêter cette défaite j’allais de nouveau prendre une trace et me connecter sur Grindr parce que j’étais plus à ça près et que c’était la (première) douche froide de cette série de coups de téléphone successifs que j’ai reçu cette deuxième semaine de confinement où j’étais seul chez moi sans mon fils, et où un coup c’était « c’est bon on à une chambre soyez là dans trois heures » et puis « ah bah nan en fait on a plus de chambre » et puis re  » Ayé cette fois-ci c’est bon » (ce que, naïf, je prenais comme une sorte de façon de tester ma volonté de me faire soigner où non alors que Le Mans-Paris, même si ça se fait en 3h, il faut quand même un peu de temps pour se préparer et préparer ses proches et tout le toutim…) Bref, avant que je raccroche donc, le jour de ce premier coup de fil, en lui disant que je n’avais pas les moyens, elle avait eu cette phrase « Attendez ! Vous pouvez mettre combien ? ». Ça m’avait évidemment interloqué mais j’avais pris ça, naïf encore, comme une sorte d’empathie inouïe : la meuf avait reçu un mail de mon addicto du Mans qui lui avait expliqué mon profil et qu’il me fallait une place au Bois-Joli de toute urgence. « Vous savez, avec le confinement, de toutes façons, vous aurez 14 jours de quarantaine -on dit une quatorzaine ou ça se fait pas ?- et puis comme il n’y aura pas de permission possible ni de visites autorisées, on vous offre aussi la télé et la wifi gratuitement ». « J’ai fait un calcul simple et j’ai répondu que je pouvais mettre 30 à 40 euros max par jour mais malheureusement pas plus ». « Marie-No a dit « Banco » et j’ai pensé, naïf, que cette clinique était prête à tous les sacrifices financiers pour la santé de celles et ceux qui sont leur public. Un peu comme tu t’imagines l’état d’esprit d’un hôpital public dont on sait qu’il est bien trop salement doté depuis bien trop longtemps mais dont tu ne peux pas imaginer que le personnel, usé par les conditions inadmissibles qu’#OnNoublieraPas, ne soit pas dans l’empathie et la bienveillance comme des poissons dans l’eau puisque on parle de Care. J’avais bien compris qu’il s’agissait d’une clinique privée, mais conventionnée. Aussi, j’avais émis l’idée, qu’au pire, j’étais prêt à prendre une chambre double puisque c’était remboursé plenty par la Sécu mais Marie-NoSmile m’avait répondu « je ne vous le conseille pas ». Bon alors ok vazy 40 euros par jour. Et puis tout seul, je préférais. Evidemment.

Mais quand j’ai appris, ce 44 ième jour, après 40 jours à faire le clown everyday devant Marie-NoNo pour tenter de la faire demi-sourire au moins afin de préserver ne serait-ce que ma santé mentale à moi…. Quand j’ai appris, après cet épisode du parking de la 307 où il m’a fallu prendre rendez-vous avec mon psychiatre, puis remplir un questionnaire de satisfaction dans lequel Mr Addicto m’encourageait à la plier en quatre parce que les plaintes à son sujet « sont récurrentes » et même à en causer à la direction et qu’il était désolé de cette situation parce que le « personnel soignant n’a pas d’influence sur l’administratif »… Quand j’ai appris, après que, ce matin, alors qu’elle arrivait juchée sur ses talons comme pour aller à un défilé de haute-couture pendant qu’on n’en était encore à chercher des serviettes propres puisque les nôtres avaient servies à éponger Poséidon, que les dames de services, toujours joyeuses, elles, toujours souriantes, elles, alors que l’ascenseur était encore en panne et qu’elles devaient, elles, les d’évidence moins bien payées de tout le personnel de l’entreprise, monter, une à une, chaque plateau de chaque repas au restaurant situé un étage au-dessus sans pouvoir utiliser le chariot qui d’habitude servait à les contenir tous, et sans qu’on ait, nous, les patientes et patients tous et toutes volontaires ou presque, le droit de leur donner le moindre coup de main pour des histoires d’assurance… Quand j’ai appris, après qu’elle ait -rancunière- répondu « Bonjour » à mon « Bonjour Marie-Noëlle » sans même me jeter un regard… Qaund j’ai appris, après qu’on se soit rendu compte qu’une fois encore l’atelier d’écriture avec Manuela devait avoir lieu de 14h à 15h30 et que Marie-No n’avait pas accepté de laisser sa supérette ouverte un petit quart d’heure de plus voire même dix minutes, pour que les deux seuls participants qu’on était au dit atelier puissent courir acheter les clopes qu’on avait plus puisque le week-end avait été tendu comme jaja et que tout le monde attendait l’ouverture du Cocci-Marie-No-Market comme le Messie et que Manuela ait dû amputer son atelier thérapeutique dudit quart d’heure pour qu’on puisse les acheter, nos clopes…. après tout ça donc, quand j’ai appris la dernière réforme organisationnelle en cours, j’ai badé. Ouais. Mais comme quand vous vous dites : « Euh… Nan mais en fait, là, ça commence à faire un peu beaucoup, là, vraiment, hein… donc on va vite mettre des mots là-dessus hein… « .

Quand je suis entré dans son bureau-supérette, et qu’elle m’attendait, avec Cécile, la secrétaire médicale qui avait fini, il y a quatre jours, par prendre en charge mon problème de parking en me demandant -hey hey noway- d’aller présenter mes excuses à Marie-Michel-Houellebecq, celle-ci n’a pas pipé mot. C’est Cécile qui a pris la parole : « On est désolé mais ce sera juste un paquet par personne on a des problèmes de liquidité et dès demain il faudra probablement que vous alliez, vous-mêmes, avec une autorisation de sortie, chercher vos cigarettes au tabac du coin accompagné d’un soignant ». Hein ? Skuze me ? C’était le bouquet. Le pompon de la pomponnette.

De toutes façons, si Cécile était là pour porte-paroler la tenancière de la supérette c’est bien sûr parce que celle-ci n’allait pas pouvoir assumer seule de nous dire à nous tous et toutes que bah c’est vraiment le bordel dans cette clinique notamment parce que -je l’ai su plus tard parce qu’une infirmière, ahurie comme moi par le protocole qui sera « probablement mis en place demain » où chacune et chacun de la trentaine de clopeurs et clopeuses qu’on est ici devra aller, avec masques, gants et force geste barrière, accompagné.e d’un membre du personnel, acheter him or herself son goudron- la clinique n’a plus de liquidité et n’a même pas de carte de bleue et que bah aller à la banque retirer du liquide c’est compliqué et que comme la clientèle du Bois-Joli ne paie qu’en carte bleue parce qu’il n’y a pas de distributeur automatique dans l’hôtel -pardon, la clinique !- et puisqu’à la vérité, on le sait tous et toutes, Marie-No en a ras le bol de faire les courses de ces client.e.s dont elle a depuis longtemps oublié qu’ils et elles étaient des patient.e.s, et pas ouais j’ai sacrément vu rouge vif.

J’ai pas crié, j’ai pas hurlé, j’ai pas dit de gros mots, mais j’ai dit très clairement qu’ici c’était vraiment n’importe quoi et que votre organisation était contre-productive avec le goal-life de cette entreprise : prendre soin des gens. Ce climat anxiogène, bordélique, clientéliste, alors que, je le répète, la très grande majorité du personnel, individuellement, est investie et engagée dans la question du soin, m’a fait monter dans des tours néanmoins beaucoup moins élevées que celles dans lesquelles je serais monté il y a deux ou trois semaines encore. Parce que ça va mieux, parce que mon traitement fait effet, parce que, hoppefully, la bienveillance est là quand même et en quantité suffisante pour que je sois scandalisé mais pas énervé ou en colère. Non. Scandalisé à l’idée que dès demain, on doive aller nous-mêmes acheter des cigarettes, et avoir trente fois l’occasion de faire entrer le virus dans la clinique alors qu’on sait toutes et tous très bien que depuis ce matin, c’est déjà du grand n’importe quoi ici ou là parce qu’on est gouverné par des tartufes.

Mais qu’une clinique de soin puisse en arriver à ce degré zéro d’organisation pour des cigarettes quand elle est sensée traiter des problèmes gravissimes d’addiction de gens en souffrance et qu’il ne faille pas faire de remarque parce que « On fait ce qu’on peut et que tout le monde est fatigué » alors je dis, scandalisé que « Non. Tout le monde c’est personne. Il n y a pas Tout le monde, ici. Ici il y a des soignant.e.s et des soigné.e.s. Et non : la fatigue n’est pas partagée équitablement et, non, je ne m’emporte pas « une fois encore », je pointe du doigt « une fois encore » une façon de vous organiser qui créait un climat anxiogène dont tout le monde se plaint ici.

« Je vous l’ai déjà dit il y a quatre jours, Cécile, et si vous êtes là pour parler à la place de Marie-No c’est que vous savez très bien que vous ferez certainement plus preuve de tact qu’elle, parce que Marie-No, et c’est à vous que je parle là, une fois encore : on n’en peut plus de votre attitude hautaine et méprisante, on n’en peut plus de voir sur votre visage toute la misère du monde parce que des gens font la queue une fois par jour devant la supérette de fortune que ça vous saoule de tenir, on n’en peut plus de devoir vous dire « Bonjour » pour qu’à votre tour vous puissiez, bien obligée, y répondre.

« Ne le prenez pas comme ça ! ». « Je ne le prends « comme ça ». Non. Je le prends, et sachez-le, NOUS le prenons, comme vous nous le donnez : mal, très mal, sans le moindre respect dû à des gens en souffrance qui ne sont pas dans un club de vacances dont ils se plaindrait des défauts de tuyauterie.

Cécile m’a demandé si j’étais d’accord pour que le Dr Addicto nous rejoigne. Peut-être avait-elle peur que mon scandale finisse en mandale alors que Marie-No commençait à verser des larmes de crocodile ? « Mais pas de problème, Cécile, je vous en prie, faites donc venir Mr Addicto. » Dans la minute il était là comme si j’étais devenu Hannibal Lecter. « Qu’est-ce qu’il se passe ? » dit-il. Et Cécile de répondre « Bah allez Mr Bilou, expliquez ! ». « Ahhhh mais non Cécile, ça ne va pas du tout se passer comme ça : vous avez appelé Mr Addicto, je n’y voyais aucun problème, mais je pense que c’est plutôt à vous d’expliquer pourquoi vous avez fait appel à lui. » Et je me suis assis dans le fauteuil qui se trouvait devant le bureau de Marie-No qui, entre temps, était sortie pleurer dehors, comme si elle laissait le fou avec la secrétaire médicale et le psychiatre.

Cécile a expliqué que je n’étais pas content -une fois de plus- et Dr Addicto a répondu : « Bon. On se calme, de toutes façons Mr Bilou on se voit demain comme prévu, non ? ». « Mais parfaitement Mr Addicto, on se voit demain, et on pourra de nouveau parler de Marie-Noëlle et vous pourrez de nouveau me dire que vous comprenez parfaitement de quoi je parle et que c’est récurrent et que je devrais faire remonter à la direction mes plaintes puisque celles-ci sont récurrentes, absolument Mr Addicto. Pas de problème. On fait comme ça. J’espère que pendant ces vingt minutes d’entretien hebdomadaire on aura le loisir d’aborder d’autres sujets, comme le Chemsex par exemple, puisque, au passage, ça fait 44 jours que je suis ici pour ça, et que le premier groupe de parole a eu lieu il y aura 15 jours demain et qu’en plus dans ces groupes de parole, d’une heure hebdomadaire, je ne peux pas parler librement, c’est à dire, concrètement, donc, oui ! crûment, puisqu’on parle de sexe sous drogue, au seul prétexte que je peux créer des craving à mes quatre camarades de « parole », donc. Pas de problème.

Silence. Pendant ce silence tout à coup je me suis demandé si finalement c’était pas juste pour améliorer mon niveau de pongiste que j’étais là depuis jours.

Marie-Noëlle est rentrée de nouveau dans le bureau puisqu’il lui fallait bien encaisser les 13 euros pour mon paquet de Marlboro et les trois Mars que j’ai acheté une ultime fois dans la boutique de luxe qui fermera ses portes dès demain afin d’offrir l’occasion à une trentaine de clientes et de clients de l’hôtel un peu vétuste du Bois-Joli de ramener le virus à l’intérieur de l’entreprise qui fait bien bien plus de chiffre avec Mohamed qu’avec Bilou qui, lui, en plus d’avoir eu une chambre en solde, se permet de faire un scandale.

Demain, 16h, je vois Mr Addicto. On décidera ensemble et dans le calme de ma sortie. Mais si une chose est sûre et certaine, c’est que je ne vais pas supporter encore longtemps la désinvolture et le mépris administratif de cette clinique qui porte en son sein, je le répète, des médecins, des infirmières et des aides-soignant.e.s engagé.e.s, bienveillant.e.s et parfaitement d’accord avec Bilou sur ce constat : il y a des choses ici qui ne roulent pas du tout comme sur des roulettes et qui du coup créent un climat de plus en plus anxiogène complètement contre-productif avec les objectifs d’un tel établissement : soigner des gens qui ne vont pas bien. A moins que, définitivement naïf, je n’ai pas voulu comprendre qu’une clinique était donc bien une entreprise où c’est d’abord et avant tout la rentabilité qui compte. Ce que d’ailleurs m’ont dit tous mes toxico-potos, ce soir, quand, autour de notre unique paquet de Marlboro qu’on a presque toutes et tous fini d’un coup (va savoir pourquoi ?) : « Bah qu’est-ce tu crois Bilou, le fric avant tout, partout, tout le temps, évidemment, t’es tellement naïf ! ».

Ce matin, bien avant le scandale, après avoir dit Bonjour à Marie-Noëlle qui m’a donc répondu sans me regarder, je suis allé voir Cécile : « Bah alors, vous nous avez manqué la nuit dernière à Center Park, on a bien rigolé ! ». « Ohlala m’a t-elle dit ! J’ai su, oui, ça a du être l’Enfer ! ». « Franchement, Cécile, à la vérité, on a bien rigolé malgré les circonstances et Marie-Jeanne a été héroïque, vraiment ! ». « Oui, il paraît, il faudra le faire remonter à la direction. Sinon en quoi je peux vous aider ? ». « Bah je sais bien que c’est pas super super le moment mais j’ai toujours mon problème de 307, vous savez ! ». « Ah oui ! je peux vous laisser vous en occuper ? Il y a le numéro du commissariat, là, sur ce post-it, ça vous embête pas de les appeler ? ». « Non pas du tout, donnez ! ».

Quand je suis remonté en 105 j’ai appelé le commissariat. « Bonjour, je suis un patient de la Clinique du Bois-Joli et je suis garé depuis 44 jours dans la rue de la clinique, je suis encore ici pour deux semaines et demie apriori, je voulais savoir si / ». La flic au bout du fil m’a interrompu : « Le stationnement reste gratuit jusqu’au 31 mai ». »Ah. Très bien. Merci. Bonne journée. »

Ça n’aura pas pris plus de trente secondes pour que le problème soit réglé. Mais la chose qui a changé depuis ce coup de téléphone, c’est que ce n’est probablement pas encore deux semaines et demie que mon véhicule restera stationné là. On verra demain.

Publié par chambre105

Jour après jour d’un confiné plus confiné encore que tous les confinés pour des raisons évidentes de sevrage. Merci à Komitid & Fred Colby pour ça 👇🏽 https://twitter.com/fred_colby/status/1251053629118861312?s=21

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