Jour 43 depuis cette chambre 105

Jour 43/ Dimanche 10 mai 2020. 20h46.

Et bah. Quelle nuit !

Calixta a frappé à ma porte alors que j’étais en slip et tee-shirt prêt à vous raconter ma réconciliation avec Marie-Jeanne, l’infirmière de nuit avec qui j’avais eu maille à partir dans le sommeil je ne sais plus trop quelle nuit d’il n’y a pas si longtemps. Vous vous souvenez les deux du fond ? En pleine nuit, elle m’avait presque refusé cet Imovane auquel j’avais droit après ce coup de téléphone hurlant qui répondait à mon appel via le bouton rouge situé à côté de mon lit. Pourquoi Calixta vient frapper à ma porte à c’t’heure là ? J’ai cru qu’elle voulait une clope. Après je me suis souvenu qu’elle ne fumait pas et que l’heure de sortie nocturne était dépassée depuis plus de trois quart d’heures alors j’ai dit « Bah tu veux quoi, tacru c’est l’heure de prendre ta rouste au ping-pong ? ». Elle a dit « T’es sourd ou quoi ? Pis habille-toi t’es pas décent pour la croisière qui nous attend ». Elle a jeté un coup d’œil sur mon slip j’ai jeté une oreille dans le couloir. Là j’ai compris qu’il fallait faire très très vite.

Si, dans l’après-midi j’avais fait le con pour ma story Insta, à me filmer trempé de la tête aux Stan Smith dans le jardin de la clinique du Bois Joli sous la pluie battante en hurlant « Vazy Zeus ! Lâche-toi, HURLE, puisque tu n’es pas content ! Montre un peu qui tu es, gars, ALLEZ! » alors que l’orage commençait à peine à gronder, j’étais loin de me douter, que, répondant à mon appel par un coup de tonnerre capté par mon Iphone comme si je tutoyais le seigneur de l’Olympe, le gars allait ensuite appeler son frère pour foutre le why complet dans la clinique pendant la nuit.

Des trombes d’eau s’échappaient de tous les côtés dans le couloir de la chambre 105 qui en contient une bonne vingtaine, de chambres. Depuis son poste de soin, Marie-Jeanne hurlait à qui pouvait l’entendre qu’il fallait sortir vite parce qu’au-dessus de nous, la verrière menaçait de s’écrouler sous la fureur de Poséidon. Pourquoi j’avais pas entendu avant que Calixta vienne dans le plus grand des calmes me dire d’enfiler mon jogging et mes Stan au plus vite que le déluge était dans la place ? J’avais trop cherché le clan de l’Olympe ce soir-là ? Avec ma petite vidéo postée fièrement quelques heures auparavant ?

Only Dionysos can judge me.

De toutes façons l’orage frappait si fort contre ma fenêtre à ce moment-là, quand je vous écrivais, que l’eau aurait pu atteindre mes pieds nus d’alors (ou « d’à lors » ??? Je sais jamais. Les deux du fond : merci d’aller vérifier. Je suis en conflit orthographique sur l’expression avec moi-même et un de vos camarades de classe depuis quelques jours… Les deux orthographes s’écrivent, nan ? Déconnez pas, j’ai parié une table de ping-pong avec votre camarade donc merci de vérifier le plus rigoureusement possible).

Anyway, je disais donc que même avec de l’eau jusqu’aux genoux j’aurais continué à taper sur les touches de mon p.c. par pur respect pour vous alors que tout l’étage commençait à réagir en mode les femmes et les enfants d’abord parce que vraiment ça sentait la catastrophe. Les uns criaient qu’il fallait descendre au plus vite par l’escalier de secours du fond qui était encore épargné par le torrent qui s’abattait sur le dalami, d’autres filmaient la scène dont votre serviteur en mode James Cameron parce que all the world is a stage, Catherine prenait le temps de vérifier que son passeport et sa trousse à maquillage était bien dans le sac de fortune qu’elle avait mis sur son dos parce qu’il était hors de question pour elle de quitter les lieux sans son blush, pendant que d’autres appelaient les pompiers la police et Agnès Buzyn qui doit encore à l’heure qu’il est noyer sa défaite comme on était pas loin de se noyer tout court de notre côté.

Les murs gondolaient de plus en plus, des cloques de titans que Mohamed s’amusait à percer pour rajouter un peu de patine à la scénographie aquatique qui se créait devant nos yeux tandis que Priscillia, nouvellement débarquée à l’étage, écarquillait les siens comme si pour elle c’était Bali Noël 2003, tétanisée comme face à l’immense vague qu’elle s’attendait à prendre en pleine facette, elle qui venait d’avaler un somnifère puissant qui la maintenait entre le rêve et la réalité. On a épongé avec nos serviettes, nos peignoirs et nos couettes alors que ça ne servait à rien du tout, mais servir à rien du tout dans ces moments-là, c’est ce que n’importe qui d’ahuri fait parce que tu crois pas à ce que tu vois. Une bonne demie-heure pendant laquelle d’autres, plus pragmatiques, avaient tout à coup l’idée de se détendre en fumant une clope à la fenêtre de leur chambre qui n’avait pas encore pris l’eau. J’ai mis mon ordi et mon livre de Sénèque tout en haut de l’armoire de la chambre 105 et j’ai proposé des paires de chaussettes aux trois gars du fond qui étaient sortis pied-nus comme si on était à Center Park pendant que Chantal hurlait qu’on allait tous mourir la veille du déconfinement et qu’on l’avait bien mérité parce qu’on avait pas assez pris au sérieux Greta Thunberg.

Marie-Jeanne a fini par péter un boulard et de sa voix d’Athéna a fait fermer sa gueule à son oncle Poséidon pour un instant « MAINTENANT VOUS DESCENDEZ TOUS PAR L’ESCALIER DE SECOURS ALLEZ HOP ». Mais Catherine soudainement lui a fait remarquer que dehors il pleuvait et qu’il était hors de question qu’elle prenne la pluie alors qu’elle n’était pas encore tout à fait certaine d’avoir pris son blush. « Et si on est déplacé à La Croix-Rouge, pensait-elle, je vais devoir petit-déjeuner demain matin la tête dans le seau sans mon fard à joues devant des inconnus ? », alors que des seaux, on en cherchait partout pour contenir Poséidon qui continuait à nous pisser sur la gueule en se marrant.

(Oups. Là tout de suite, ça recommence à gronder. Il est 22h19. Si jamais c’est l’épisode 2 du Feuilleton de Poséidon qui reprend dans peu, et que cette fois-ci la verrière ne tient pas, je lègue mon livre de Sénèque à Mathurin et mes Stan Smith trempées à Catherine qui nagera dedans avec son petit 36 pédicuré. Inch Dionysos tout ça va tenir ce soir. Priez pour nous pauvres pécheurs alors que c’est même pas de l’eau salé qui tombait hier soir, meskin Poséidon !)

Les pompiers sont arrivés comme au ralenti. C’était presque arrogant cette démarche calme et lancinante aka on en a vu d’autres, détendez-vous les figurants de Titanic là, laissez-nous faire une réunion, trouver le compteur électrique, analyser la situation, compter les patientes et les patients et allez hop tout le monde au réfectoire à la nage pour une collation comme Laure Manaudou après un 400 mètres nage libre. Madeleines, yaourts natures Mamie Nova, café soluble que Sandra avait pris la peine de prendre avec elle parce que Sandra est ce genre de meuf qui pense que le micro-onde du réfectoire va fonctionner et que tout l’équipage sera content de boire un café soluble ce qui fût le cas quand bien même le Nescafé c’est quand même imbuvable on est bien d’accord mais merci Sandra. Le directeur est arrivé. Première fois que je le voyais sans son masque. Teddy m’a dit « T’as vu, je te l’ai dis qu’il était beaugosse, nan ? ».

« Bon. Comme vous l’avez compris, la situation est grave. A l’heure qu’il est, on ne peut pas du tout vous garantir que vous pourrez regagner vos chambres mais les pompiers arrivent et une équipe de pompage est à l’oeuvre. J’ai regardé Teddy quand il a dit « pompage », Teddy m’a dit « t’es con » et Catherine répétait pour la septième fois qu’il y avait les tapis de mousse du yoga de Manuela dans la salle moins 1 et que c’était peut-être pas idiot d’aller les récupérer, ce à quoi Calixta lui a répondu pour la septième fois : « Catherine, la salle moins 1, là, tout de suite, tu vois un aquarium ? tu visualises ? bah c’est ça. Du coup tes tapis de mousse, ma belle, bah c’est des algues à l’heure qu’il est ». Catherine, qui entre temps avait retrouvé son blush, a spontanément lâché un truc du genre « Ohlala mais comment on va faire pour le yoga demain matin du coup ? ».

Quand les flics sont arrivés dans le réfectoire alors qu’on avait entamé un mimer c’est gagné, tout à coup même Poséidon a levé les mains en l’air. Et là c’était pas la démarche chaloupée des pompiers qui avait créé un craving chez Teddy, nan nan, mais bien plutôt leur posture et leur regard de cow-boy du Texas qui a mis tout le monde en arrêt sur image. Le directeur a fait une blague qui restera the best ever blague de la soirée « Ne vous inquiétez pas ils ne viennent pas pour vous fouiller » ce qui a fait sourire même les noirs et les arabes de ma toxico-family mais pas du tout les trois flics qui se sont mis à nous compter avec leur costume de Robocop. Catherine a fait remarquer que quand même on avait de la chance de vivre dans un pays bien organisé dans lequel la police était toujours à l’heure et sur le qui-vive, ce qui a fait dire à Mamadou « t’es sûre y a des piles dans ta Swatch, toi ? ». Et puis la sous-directrice est arrivée avec un sourire que je ne lui avait encore jamais vu pendant que Marie-Jeanne nettoyait ses lunettes qui ressemblaient à celles de François Hollande cette fois où il ne se démontait, pas face caméra, quand c’était son jour à lui de se faire pisser dessus par Poséidon. Vous vous souvenez de cette image ? Et bah voilà : Marie-Jeanne était devenue Présidente de la République de la clinique du Bois Trempé et on l’a toutes et tous applaudit devant les flics impassibles.

Ça nous a fait un bien fou d’applaudir une femme noire face aux syndiqués d’Alliance et comme ils ont pris le seum devant ces applaudissements soudains alors qu’ils avaient réussi leur entrée impressionnante qui trimbalait avec elle cette vidéo d’il y a trois quatre jours qui disait « qu’un bicot ça savait pas nager », vidéo qu’on avait vu tous et toutes ensemble, un midi, autour de mon portable, en disant « Nique la police », les soldats du Ministère de l’Intérieur nous ont dit « On va rester ici dans le calme en attendant l’arrivée des électriciens ». On a donc applaudit de plus belle Marie-Jeanne qui avait géré l’iceberg et puis ensuite, quand le silence est revenu, que le directeur est allé fouiller dans la cuisine parce que Catherine avait demandé s’il n’y avait pas quelques kiwis de ce midi qui restaient parce que là tout de suite elle mangerait bien un kiwi, Catherine, j’ai dis « Bah du coup comme on a un peu de temps devant nous on peut peut-être parler de Castaner, Messieurs, qu’en pensez-vous ? ». Un des flics m’a répondu du tac-au-tac « Vous pensez qu’il va venir éponger votre étage ? ».

J’avoue, tout le monde a rit. Putain. On en était là. A staner la répartie d’un keuf et à bouffer des kiwis à deux heures du matin pendant que d’autres fumaient sous la pluie, que certains dormaient la tête entre leurs mains, écroulés par le Tercian sur les tables du fond du restaurant et que Catherine, pour la huitième fois, émettait l’idée que, peut-être, on sait pas, Manuela avait pourquoi pas disposé les tapis de yoga en hauteur dans l’armoire qui sert à stocker le matériel et que ce serait quand même galant que l’un d’entre nous aille vérifier parce que manger son kiwi l’avait fatigué encore un peu plus. Calixta l’a fusillé du regard comme elle avait flash-ballé les keufs quelques minutes auparavant et dans un soupir a proposé qu’on refasse une partie de mimer c’est gagné.

Les électriciens et les pompeurs ont fait leur boulot alors que Teddy se rongeait les ongles en pensant que ça faisait chier la bite que les flics soient des flics parce que quand même ils étaient plutôt bandants ces trois-là et que les pompiers, plus sympathiques à ses yeux qui commençaient à s’alourdir, étaient en train de pomper à l’étage.

En fait je crois qu’on a pas eu autant de fou-rires successifs en 43 jours.

Quand vers 3 heures du matin, le directeur est venu nous annoncer que tout ou presque était rentré dans l’ordre, que Poséidon avait secoué une ultime fois son zgègue et évacué la dernière goutte, qu’à part le fait que personne n’aurait l’électricité avant demain matin, on pouvait définitivement abandonner l’idée émise un temps qu’on pourrait, au pire du pire, aller se réfugier dans un Ephad qui n’était pas très loin (ce qui avait d’un coup d’un seul fait prendre cent ans à Catherine qui là pour le coup s’était mise à pleurer en bégayant que « Quand même au prix qu’on paie la clinique ils auraient pu faire des travaux en prévision d’un telle catastrophe, on est quand même des êtres humains, merde ! »), quand la sous-directrice à son tour a annoncé une à une, toutes les dix minutes, quelles chambres étaient de nouveau disponibles, y a comme eu une chape de plomb qui nous est tombée sur la gueule à défaut de cette verrière que des couvreurs viendraient consolider demain matin dès l’aube à l’heure où Catherine allait devoir mettre son blush. « Ah parce qu’en plus on va être réveillé par les travaux ?! Ah non mais c’est le bouquet moi j’en peux plus personnellement ! Je sais pas vous mais moi je suis à deux doigt de craquer ». Calixta lui a fait remarquer qu’elle avait déjà craqué et qu’elle était surtout à deux doigts de se prendre un kiwi dans la gueule si elle la fermait pas une bonne fois pour toutes. C’est à ce moment-là que la sous-directrice a dit « Chambre 116 » et Catherine a hurlé « C’EST MOI ! » comme si elle avait gagné le César de la meilleure pète-couille. Elle a pris son sac à main, son blush et son passeport pour regagner sa chambre sans même jeter les épluchures de son kiwi larguées sur la table parce que demain matin tout à l’heure bah y a les dames de services qui arrivent c’est leur boulot et puis, elles, à l’heure qu’il est, et bah elles doivent dormir tranquillement hein.

Ce matin à neuf heures c’est Martin, infirmier stagiaire, qui m’a réveillé. Le téléphone fixe aka la sonnerie hurlante de la désormais célébrée Marie-Jeanne m’a défoncé les tympans. « Monsieur Bilou, vous prenez votre petit-déjeuner ? ». « Vous savez ce qui s’est passé cette nuit, Martin, vous rigolez ou quoi ? ». « Oui je sais Monsieur Bilou, mais le petit-déjeuner ne peut plus être servi après 09 heures je suis désolé. » « Ok bah non merci, alors. » J’ai raccroché et puis tout à coup c’est Emilie, une autre infirmière qui a frappé à ma porte avant de l’ouvrir avec son badge sans que j’ai eu le temps de dire oui ou merde. Emilie fait partie de mes prefs. Elle est dans le top deux des best ever infirmières d’ici. « Votre traitement Mr Bilou, allez hop hop hop ! ».

Bilou s’était cru à l’hôtel. Mais nan. Ces gens-là ne s’arrêtent pas. Ils se relaient. Pour nous. Et même Poséidon ne les fera pas plier. J’ai bougé mon cul direct et lui ai demandé d’appeler Martin pour lui dire que j’arrivais dans la minute pour avaler mon petit déj servi sur un plateau avec un croissant en plus des tartines habituelles. Je me suis platement excusé pour ma mauvaise humeur et Martin m’a dit : « Si vous voulez on peut remettre notre entretien, prévu cet après-midi, à demain ». J’ai dit « Non non Martin, ne changeons rien, c’est pas Poséidon qui va gérer notre calendrier, rendez-vous à 14h comme prévu, après le déjeuner ». Martin m’avait accueilli avec Mr Addicto le Jour 1. Il avait vu mes toutes premières larmes que même Poséidon n’était pas capable d’un tel déversement. Martin avait vu naître Bilou ce jour-là. Et donc les larmes qui étaient venues, première étape nécessaire à la naissance, et qui avaient perduré les quelques dix ou quinze jours qui ont suivi, je me souviens plus, ça fait des siècles j’ai l’impression. Depuis, sans que je le sache, il m’avait observé plus que d’autres patients. Et avant-hier, il m’avait dit « Je dois faire une sorte de mémoire pour mes études, une sorte d’étude de cas, j’aimerais bien que vous soyez mon cas ». Evidemment ça m’a flatté. Et puis comme Martin fait partie de ces gens d’ici qui ont toujours le sourire et la patience quelles que soient les circonstances bah j’ai dit oui avec plaisir.

Il ne m’a posé que deux ou trois questions sur les cinq ou six qu’il avait préparé et m’a écouté sans prendre aucune note ou presque. On était assis tous les deux autour d’une table à l’endroit même où la veille j’avais chauffé Zeus sous la pluie avec mon Iphone. Il a commencé comme ça : « Bah peut-être on peut parler de vous, petit, votre enfance ? ».

Et je lui ai raconté ma vie pendant trois heures trente. J’avais un Skype avec mon fils et sa mère pour parler déconfinement alors on a dû s’arrêter là. Mais on s’est dit qu’on remettrait ça. Parce qu’il avait encore deux trois questions. Y a des gens comme Martin qui vous regarde droit dans les yeux avec cette bienveillance et cette empathie qui fait que vous parlez de tout comme à votre meilleur ami qu’il devient tout à coup ou comme si vous confiez à un messager ce que vous vouliez dire aux dieux.

Martin, c’est Hermès.

Bon. Ça ne l’a pas empêché de me plier au ping-pong après le dîner.

Ah ! Une dernière chose. Parce que je ne crois pas au hasard et parce que le hasard n’existe pas. Dans la clinique, le plus vieux des patients que j’appellerai Le Grand Sage, passe toutes ses journées à fabriquer de ses doigts ridés par le temps des bracelets brésiliens. Ils les dealent à tout le monde ici contre un paquet de tabac à rouler. Il y a quatre jours, Le Grand Sage m’a demandé de choisir mes couleurs et mon modèle parce que sur la liste de celles et ceux qui attendent leur bracelet -toute la clinique en fait !- c’était mon tour. J’ai choisi le blanc et le bleu. Il m’a proposé le modèle « Vague grecque ». J’ai dit Banco. Et ce matin, en sortant du petit-déjeuner, Le Grand Sage était sur la terrasse ensoleillée que Poséidon avait abandonné, détrempée par la vague de fureur qu’il avait lâché sur nous toute la nuit.

Le Grand Sage m’a demandé de tendre mon bras vers lui. Depuis ce matin la vague grecque enserre mon poignet droit.

Qui prétend que le hasard existe et les dieux pas ? Qui ?

Publié par chambre105

Jour après jour d’un confiné plus confiné encore que tous les confinés pour des raisons évidentes de sevrage. Merci à Komitid & Fred Colby pour ça 👇🏽 https://twitter.com/fred_colby/status/1251053629118861312?s=21

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