Jour 12 depuis cette chambre 105

Jour12/ samedi 11 avril 2020. 22H12.

Y a pas longtemps j’ai appris qu’il existait un acronyme pour désigner les hommes qui baisent entre eux : HSH. Les hommes qui ont des relations sexuels avec d’autres hommes. Et bah je trouve ça cool, comme acronyme. Parce que ces hommes-là ont le droit de se définir comme ils l’entendent. Et qu’il faut arrêter tout de suite avec vos « la bisexualité n’existe pas, c’est juste que t’assumes pas » ou vos « quant aux hétéros-curieux, on en parle ? mort de rire, ces suceuses qui ne s’avouent pas pédés ». Vous allez tout de suite stopper net avec ça parce que figurez-vous que la bisexualité existe bel et bien, que tu peux kiffer sucer des queues comme dévorer des chattes, eh ouais, et je sais que tu ne veux pas y croire, pas parce que ça te dégoûte comme tu le prétends, mais parce que t’aimerais bien pouvoir t’offrir le luxe de pouvoir goûter à tout aussi comme nous, avoue.

Désolé aussi pour toi, Jean-Mi Je-Matte-en-Scred-Les-Zizis-Des-Routiers-Sur-Les-Aires-D-Autoroute avant de rentrer chez toi où ta femme et tes gosses t’attendent. Désolé vraiment pour toi, et je suis sincère, je n’ironise pas, et tu me fais de la peine. Parce que tu peux, tu as le droit, de faire une pause pipi qui n’appartient qu’à toi et tes frères d’urinoir, et dans le même temps, éprouver du respect, de l’amour, et même du désir pour la mère de tes enfants que tu retrouves le soir en rentrant, chte jure, c’est possible. Je te connais. J’ai les ai vu souvent tes yeux qui n’en pouvaient plus de s’interdire de me regarder pisser jusqu’à ce que mes yeux à moi t’y autorisent. Mais c’est pas ces yeux-là qui me choquaient. C’était ceux que tu faisais après avoir joui à toute vitesse, ces yeux qui fuyaient eux aussi à toute blinde comme ton jus et qui me faisaient me dire : ce mec un jour finira peut-être par se foutre en l’air en appuyant sur l’accélérateur de son 38 tonnes au beau milieu du viaduc de Millau avant de donner un coup de volant tout sec qui le conduira au fond de l’eau d’où il ne pourra plus jamais croiser ni mes yeux ni ceux de sa femme et encore moins -quelle tristesse !- ceux de ses gosses. J’ai beaucoup d’amour pour toi, mon routier des aires d’autoroute. Ne te fais de mal. Ta femme et tes gosses méritent mieux, mon frère. En plus tu suces pas si mal. Toi, je sais que si tu avais l’occasion de foutre le nez dans le chemsex, comme on le fait, nous qui avons un peu plus de moyens et de temps que toi -c’est quand même une pratique dans laquelle j’ai croisé bien plus de traders, d’artistes, d’architectes et de CSP+ que de plombiers ou de tourneurs-fraiseurs, soyons clair- et bah je suis sur que tu ferais partie de ceux qui n’en reviendraient pas. Alors si ton kif c’est d’être un hétéro-curieux des aires de pique-nique l’A13 et que tu ne te sens pas frustré de ne pas aller plus loin avec les gars mais tellement honteux et dans la culpabilité, je te le redis, frère : enjoy ! tu n’es pas mauvais, tu n’es pas méprisable, tu n’es pas immoral, alors ne te fais pas de mal, ni dans des soirées où tu pourrais te perdre, ni du haut d’un pont d’où tu pourrais te tuer. Tu fais partie de la grande famille des HSH qui compte une multitudes de catégories dont l’hétéronormativirus n’a pas idée et c’est tant pis pour lui. Laisse-le jouer à collin-maillard sur l’autoroute, celui-là, et va pisser, ça urge.

Pendant cette tournée du Bourgeois Gentilhomme où j’ai squatté les plus grands hôtels des plus grandes villes de France et de l’étranger, j’avais toujours de la 3mmc avec moi et mon abonnement Grindr Premium. Mes journées étaient parfaitement organisées : je me levais à 15h, je prenais un bain jusqu’à 17, je lisais sur Twitter deux-trois articles de militant.e.s énervé.e.s à raison et qui ont toute mon admiration, un papier ou deux de Médiapart et trois ou quatre de Komitid, je checkais l’intranet de Aides et puis ensuite je mettais la musique bien à fond dans la piaule tout en passant des heures à choisir le plus beau slip que j’allais mettre en pensant à l’after qui commencerait après la représentation, les applaudissements, le coup au bar offert par l’équipe du théâtre, le restau que je quitterai dès la fin de l’entrée parce « désolé les gars, mais j’ai une vie sexuelle, moi ! », et c’était parti pour aller chez Georgio de Saint-Raphaël, ou Clément de Bordeaux, ou Christophe de Bobigny, ou Sylvain de Montpellier ou chez je sais plus qui parce que si j’ai la mémoire des textes j’ai plus de mal avec les prénoms des gars qui, à ce moment-là, m’intéressaient beaucoup moins que les scénarios qu’on avait prévu méticuleusement de réaliser ensemble à partir de minuit. « C’est quoi tes kis ? -Moi chuis plutôt dans le progressif, tâte, branle, suce, canap’, bédot, chausettes de sport, et après on avise. Chuis plutôt actif. Sodo au feeling. Toi ? -Moi je suis open ». Généralement ceux-là je les bloquais direct, c’est comme ces gens à qui tu demandes quel genre de musique ils écoutent et qui te répondent avec un grand sourire qui témoigne de la grande ouverture d’esprit qu’ils ont la chance d’avoir et dont le monde entier devrait pouvoir bénéficier pour que la faim dans le monde disparaisse une bonne fois pour toute : « Oh moi tu sais j’écoute de tout, vraiment, j’aime tout, je suis pas compliqué ». Ok Samantha, t’es pas compliquée, ma belle, mais ça va être compliqué, car comme dit l’adage : disponible à tout donc disponible à rien. Bonne soirée à toi. Next. Heureusement, la plupart du temps je tombais sur des gars qui savaient ce qu’ils voulaient, ce qu’ils ne voulaient pas, et ce qu’ils étaient why not au feeling prêts à essayer. Et je préférais de très loin les mecs qui disaient cash « cherche domi soft ou hard pour plan direct et faire de moi sa lope. Je bouge. » que les Christophe Maë du Grindr. C’était pas le genre de kink que j’avais, la domination, mais les « jeune mec cool et sympa ouvert aux belles rencontres, amateur de cinéma, de bons restaus, cherche sérieux avec mec ouvert d’esprit »c’est non direct. Ah bon, Stéphane, t’es sérieux ? tu aimes le cinéma et le restaurant et les gens sympas ? Mais naaaan ? Vite vite envoie-moi ta géoloc avant un nude, je veux vérifier que l’on vit sur la même planète tant les gens comme toi sont rares? vite vite vite ! J’ai donc bloqué tous les Stéphane-culs-bénis-mais-jamais-pris et j’ai passé des soirées très cools qui ont fini par me faire couler.

J’allais donc, après, Le Bourgeois, continuer mon petit théâtre avec la troupe des chemsexeurs dont on imagine pas qu’ils puissent parader dans les rues d’Avignon pendant le festival pour des raisons évidentes de méga atteinte à la pudeur.

Et puis il y a eu cette nuit. A Nice.

Avec Steve.

Steve qui la semaine bosse comme DRH dans une entreprise de transport privée et qui, une fois par mois, part chez Fred et Lucas, deux potes à lui, jouer à Fifa toute la nuit pendant que sa femme va manger dans cette toujours même pizzéria avec des copines et que la baby-sitter gère les mômes.C’était leur rituel. Un fois par mois. Sandrine rentrait toujours plus tôt que Steve. Et c’était elle qui libérait la baby-sitter, une jeune lesbienne que la femme de Steve aimait beaucoup parce qu’elle parlait facilement et de manière pédagogique de ce projet de PMA qu’elle avait mis en place en Belgique avec sa meuf, aux deux enfants dont elle s’occupait à merveille. Steve et sa femme avaient trouvé la perle rare pour leurs gosses qui, jusqu’à lors, faisaient la gueule quand ce samedi par mois, les deux partaient chacun de leur côte vivre leur meilleure soirée- la mère entre meufs, le père entre potes. Au tout début de cette soirée mensuelle qu’il et elle avaient mis en place pour éviter de péter ce boulard qui menace les uns et les autres sous-pretexte qu’on vit tout, tous ensemble, en permanence, parce qu’on est une famille, les gosses n’étaient pas contents : les nounous précédentes étaient du genre à les foutre devant un énième DVD qu’ils avaient déjà vu cent fois, ça c’était pour la première baby-sitter, virée au bout de deux tentatives, la seconde passait sa soirée sur Instagram sans avoir pris le temps de réchauffer correctement les plats que Steve ou sa femme avaient préparé en amont et qu’elle les obligeait à terminer, et la troisième, carrément, refusait de leur raconter l’histoire traditionnelle du coucher qui était établie dans le contrat au même titre que vous ne les forcez pas à finir leurs assiettes et surtout pas plus d’une demi-heure d’écran, Stéphanie, merci beaucoup n’hésitez pas à appeler s’il y a quoi que ce soit bonne soirée à tout à l’heure. Du coup, Gwen, la lesbienne, était une bénédiction : les gosses l’adoraient, elle arrivait toujours avec des pan-cakes ou des smoothies maisons et expliquait avec bienveillance que deux parents qui élèvent leurs enfants c’est pas toujours un papa et une maman. Steve et Sandrine donnait toujours dix euros de plus à Gwen avant qu’elle rentre chez elle rejoindre sa meuf. Enfin, Sandrine donnait dix euros de plus. Puisque c’était Sandrine qui rentrait toujours plus tôt que Steve, elle en avait l’habitude, c’était comme ça que leur vie de couple parfaitement épanouie, s’était organisée. Gwen était tellement devenue indispensable à cette petite famille que les gosses avaient fini par demander à Steve et Sandrine s’ils n’avaient pas envie de gamer et aller manger des calzones tous les samedis plutôt qu’un seul par mois. Mais non. Fallait pas non plus abuser. Et puis Gwen et sa meuf avaient leur vie aussi, et leur vie future, qui parfois leur faisait passer plus de deux weekends par mois en Belgique -ou en Espagne où elles avaient aussi tenté le coup- puisqu’en France, cette vieille chouette de Sylviane Agacinskzi avait décidé que c’était bien pour les gouines qui voulaient des gosses de voyager car voyage forme la jeunesse. Cette vieille chouette qui était… comment dit-on déjà ?… Ah oui ! Une référence du féminisme !

Anyway. C’était très bien que Gwen et sa meuf aient ce merveilleux projet de sauver des enfants de l’hétéronormativirus, et c’était très bien aussi parce qu’une Calzone par mois, ça allait parfaitement à Sandrine qui aimait passer les trois quart de ses samedis avec ses gosses et c’était surtout très bien pour Steve qui, à la vérité, ne jouait pas du tout à Fifa avec Fred et Lucas ces samedis-là mais se la collait devant Pornhub entre potes avec une bonne dose de G sans boire la moindre bière puisque Fred et Lucas connaissaient les risques qu’il y avait à mélanger le détergent pour jantes de bagnoles avec de l’Heineken. Une fois par mois, entre potes qui ne se roulaient jamais de pelles. C’était pas le truc de Steve, même si les deux autres adoraient ça. Pour le coup, l’absence de baiser avec la langue comme celle de bière ou de Calzone et encore plus de DVD du Roi Lion faisaient partie de leur contrat à eux, ces samedis-là. Et un par mois, c’était bien suffisant pour Steve.

Et puis il y eut ce samedi-là, où Fred et Lucas, avec qui j’avais baisé la veille et l’avant-veille, m’avaient parlé de Steve. « Il compte sur nous demain, c’est prévu mais on est coincé, on doit remonter à Montélimar pour des histoires casses-couilles de familles et on ne pourra pas vider celles de Steve comme il s’y attend, et ce depuis un mois maintenant. Mais toi, t’es cool, posé, tu gères les chems sans être en chien comme d’autres qu’on connait bien dans la commu du coup ça te gêne si on lui file ton 06 ? Une soirée FIFA dans ta chambre d’hôtel avec Steve ça t’dis, demain, après ton théâtre ? ». Fred m’a montré une pic de Steve puis deux puis trois. Et la quatrième que Lucas m’ foutu sous le nez que j’avais bien encombré a eu fini de me convaincre. « C’est un grand oui les gars, si votre pote peut être mon pote comme on est pote depuis 48h et qu’il ressemble pour de vrai aux photos c’est un grand oui ! ». « Il se trouve qu’il est pas super photogénique en plus » a ajouté Fred. « OK! Donc deal. Archi deal ».

Le lendemain sur mon whatsapp : « Yo ! C’est Steve. C’est Fred et Lucas qui m’on filé ton 06. J’ai un peu de 3. Il m’ont dit qu’ils t’avaient laissé un peu de G. Chuis dispo vers 23h mais je dois rentrer à 08h max avec les croissants pour la mif. J’ai dit à ma femme que ce soir c’était la soirée gamer en ligne all night long. Cho ? Ah. et tiens, d’autres pics si tu veux. Fred et Lucas m’ont montré les tiennes et m’ont parlé de tes trips. T’as l’air cool. En plus je kif la deep-house sous prod et sans pudeur. Cho alors ? ». « Grave ! Vlà l’adresse de l’hôtel, tu dis au réceptionniste que tu viens voir un collègue. Mr Bilou.23h30. »

Ce qui m’a plus tout de suite c’est qu’on s’est perché ensemble, progressivement. 1,5 de G dans du Coca à 23h30, quelques traits, petites videos, un set badass de cette dj barcelonaise dont j’ai oublié le nom, 1,8 à 00h45, rebelotte la tape et allez hop le plaisir d’un FIFA rien qu’à nous. Sans ce besoin qu’ont les crevards de chez nous qui au bout de deux heures sont sur les applis à chercher d’autres dudes. Nous on était là dans ma chambre d’hôtel, pépouzes, ché-pers, à se demander ce qui ferait du bien à l’autre. Lui pas sous PrEP, et pour une des rares fois j’avais pas trop de problème avec la capote, je bandais bien même avec juste 0,5 de Viagra parce qu’on était vraiment bien. A faire des pauses pendant lesquelles, eh ouais ! il me parlait de ses gosses, moi du mien, et de ce qu’on trouvait tellement triste dans cette vie pétrie de morale alors qu’on pouvait se faire du bien sans faire de mal à personne en bonne intelligence et dans le consentement. Un moment donné tout à coup il m’a même fourré la langue dans sa bouche avec un amour FIFA d’un soir que je savais éphémère et unique mais qui nous allait très bien à tous les deux.

Jusqu’à ce qu’à 6h45 du matin où il réalise que bon, « dans une heure max il faut que je bouge ». Et je sais pas pourquoi, putain, j’ai eu envie de pisser à ce moment-là alors que d’habitude la 3 m’empêche d’uriner. Je sais pas pourquoi, après qu’il m’ait dit : « allez, un dernier G pour la route », je lui ai dit, « vazy prépare je vais pisser ».

Quand je suis revenu des chiottes après m’être soulagé, je l’ai vu avalé cul-sec l’équivalent d’au moins trois ou quatre fois ce qu’on avait déjà ingurgité cette nui-là. Un quart d’heure plus tard j’ai dû, alors qu’il convulsait, les yeux révulsés, la bave aux lèvres et les narines morveuses qui recrachaient toutes la 3 qu’il avait tapé, le mettre en position latérale de sécurité, vérifié son pouls, lui claquer le beignet comme jamais, lui foutre sur la gueule l’équivalent de trois ou quatre bouteilles de Cristaline, avant de comprendre qu’il avait échappé à l’arrêt cardiaque possible que peut engendrer un G-hole, et qu’il était tombé dans ces sommeils-là dont tu ne peux réveiller personne avant des heures et des heures et des heures.

J’ai appelé Fred et Lucas dont l’un d’eux heureusement n’avait pas éteint son portable. Mais pas les pompiers ni le Samu : parce que je connaissais la procédure en cas de G-Hole, les vérifications à faire, les précautions à prendre et la patience à désormais avoir avant que le mec, qui mesurait 1 mètre 98, ne se réveille. Mais j’ai surtout appelé Fred et Lucas et pas le Samu ni les pompiers parce que j’étais perché, moi aussi. Et que quand tu es perché, t’as la confiance, frère.

Fred et Lucas, depuis Montélimar ont appelé deux mecs que je ne connaissais pas et qui étaient dans ma chambre dans les dix minutes qui suivaient, m’ont aidé à porter Steve jusqu’à la douche. Un corps comateux. Donc lourd. Très lourd. Et d’un 1m98, qui tout à coup finit par ouvrir un œil puis replonge, ronflement, bave, nez morveux qui expulse, puis se relève en répétant en boucle « s’il te plaît s’il te plaît s’il te plaît » (que demandait-il à ce moment-là ? personne ne le saura jamais) et puis enfin on arrive à le traîner sous la douche, froide, glacée, et lui « s’il te plaît s’il te plaît s’il te plaît » accroupi tout petit où tout à coup il semblait avoir l’âge de ses gosses qui attendaient les croissants depuis bientôt deux heures. On l’a rhabillé. Accompagné jusqu’à l’ascenseur qui nous a mené au sous-sol, parking, voiture, à peine bye bye, Steve à l’arrière, ils ont filé.

En sortant de l’ascenseur qui me remontait au cinquième étage de cet hôtel quatre étoiles, j’ai croisé Jean, un des acteurs du Bourgeois Gentilhomme : »Tu reviens du petit déj ? Ils servent encore ? -Oui oui t’inquiète le weekend c’est jusqu’à 11h » -« Oui enfin je te rappelle que le taxi nous attend dans dix minutes pour nous emmener à la gare, c’est juste histoire de me prendre un petit café ! -Ah oui ! c’est vrai ! ».

J’ai couru comme Usain Bolt jusqu’à ma chambre où tournait encore en boucle le set de la barcelonaise. J’ai ouvert les fenêtres en grand. J’ai pensé à la femme de ménage qui dans une heure viendrait faire la chambre pour le prochain client du midi et en neuf minutes j’ai tout nettoyé, fait mes bagages passés tous les draps sous la douche et laissé un mot avec un cœur sur le bureau : « Madame, je suis infiniment désolé de cette gastro-entérite qui a souillé mon lit cette nuit. Je vous prie d’accepter mes excuses, les draps sont comme vous pouvez le voir sur le bord de la fenêtre grande ouverte par laquelle heureusement, dans son grand n’importe quoi Steve ne s’est pas défenestré. »

Dans le taxi, cette minute à peine après avoir laissé mon numéro de téléphone au cas où il y aurait des frais à rembourser sur le bureau de cette chambre de cet hôtel quatre étoiles, j’ai repensé aux yeux de mes routiers. Et j’ai espéré que Steve, DRH d’une entreprise de transports privée, se comportait comme un prince avec ses employés du haut de son mètre 98, qui dans la soirée qui a suivi, m’a envoyé ce sms : « cette soirée avait si bien commencé, pourquoi j’ai tout gâché ? Je te prie de m’excuser et j’espère un jour pouvoir te dire, les yeux dans les yeux, merci. Steve ».

Publié par chambre105

Jour après jour d’un confiné plus confiné encore que tous les confinés pour des raisons évidentes de sevrage. Merci à Komitid & Fred Colby pour ça 👇🏽 https://twitter.com/fred_colby/status/1251053629118861312?s=21

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